Je fais un don

    L'Actu vue par Remaides : 1er décembre 2025 : des nouvelles du front

    • Actualité
    • 01.12.2025

    RIBAN ROUGE

    Crédit Photo : AIDES

    Par Jean-François Laforgerie et Fred Lebreton

    1er décembre 2025 : des nouvelles du front

    Entre crise mondiale du financement, campagnes de sensibilisation renouvelées et mobilisations culturelles, ce 1er décembre 2025 révèle une lutte contre le VIH en pleine turbulence, mais toujours vivante. Alors que l’Onusida annonce sa propre transformation (démantèlement ?) et que la prévention peine à suivre le rythme des besoins, associations, institutions et scènes artistiques réaffirment l’urgence d’agir et de regarder le VIH sous un nouvel angle.

    1er décembre 2025, le thème mondial de la journée associe « perturbations » et « transformation » de la riposte au sida
    On imagine que le brainstorming sur le thème à retenir pour la « commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida », le 1er décembre 2025, aura été de courte durée, tant l’évidence du contexte actuel s’impose. L’édition 2025 de cet événement aura donc pour thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida ». Le thème/slogan a le mérite de « souligner l'impact que les réductions de financement des donateurs internationaux ont eu sur la riposte au sida, ainsi que de mettre en valeur la résilience des pays et des communautés qui se mobilisent pour protéger les acquis et faire progresser la riposte au VIH », développe un communiqué de l’Onusida. Ce n’est désormais un secret pour personne, mais cette année s’illustre par une « crise de financement historique » qui menace de « réduire à néant des décennies de progrès » dans la lutte contre le sida. Les services de prévention du VIH sont gravement perturbés dans de nombreux pays. « Les services communautaires, essentiels pour atteindre les populations marginalisées, sont dépriorisés, tandis que la montée des lois punitives criminalisant les relations entre personnes de même sexe, l'identité de genre et l'usage de drogues aggrave la crise, rendant les services de lutte contre le VIH inaccessibles », analyse l’Onusida.
    D’un côté, la riposte mondiale au sida a été « bouleversée » ces derniers mois ; de l’autre, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l'objectif de développement durable (ODD) de mettre fin au sida d'ici 2030. Et l’inquiétude est vive désormais quant à la possibilité d’atteindre cet objectif. « Le sida n'est pas terminé et, compte tenu de l'environnement actuel, une nouvelle approche transformatrice est nécessaire pour atténuer les risques et nous aider à atteindre nos objectifs », a commenté l’Onusida. Et l’institution onusienne, elle-même en plein processus de démantèlement, de préconiser ceci : « Les pays doivent opérer des changements radicaux dans la programmation et le financement de la lutte contre le VIH. La riposte mondiale au VIH ne peut pas reposer uniquement sur les ressources nationales. La communauté internationale doit s'unir pour combler le déficit de financement, aider les pays à combler les lacunes restantes dans les services de prévention et de traitement du VIH, supprimer les barrières juridiques et sociales, et donner aux communautés les moyens de montrer la voie. ». Au vu des premières annonces des pays donateurs concernant la huitième reconstitution des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, on ne semble pas en prendre le chemin. « En temps de crise, le monde doit choisir la transformation plutôt que le repli », veut croire Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’Onusida. « Ensemble, nous pouvons encore mettre fin au sida en tant que menace de santé publique d'ici 2030, si nous agissons avec urgence, unité et un engagement indéfectible », explique-t-elle, comme dans une prière.
    Plus d’infos ici.

    Tête-à-queue de l’univers : un mois d’art et de luttes contre le VIH à Marseille
    La compagnie, lieu de création marseillais, consacre depuis le 13 novembre et jusqu’au 20 décembre 2025 une vaste programmation à l’histoire, aux mémoires et aux combats contemporains liés au VIH/sida. Sous le sous-titre : « Le poème de l’envers du temps et du VIH-sida (quand nos rêves et nos utopies concrètes renversent le temps de la maladie et de la mort, de BigPharma et du capitalisme) ». L’événement réunit artistes, chercheurs-ses, militants-es, associations et personnes vivant avec le VIH autour d’une exposition collective. Le projet mené par le Collectif Radical Joy Commons, Fabienne Héjoaka, Paul-Emmanuel Odin, Órion Lalli et plusieurs membres du Réseau Santé Marseille Sud propose un agenda riche de performances, projections et rencontres. L’ambition est clairement politique : interroger la persistance de la sérophobie, dénoncer le poids de l’industrie pharmaceutique et célébrer les communautés qui ont construit l’histoire de la lutte. Le programme s’ouvre avec un cycle de films « ArcHIVivantEs » consacrés aux résistances queer et racisées des années 1980-1990 à Brooklyn, avant d’aborder la scène Ballroom parisienne ou les mémoires intimes de l’épidémie à travers les œuvres de Stéphane Gérard, Lionel Soukaz ou Peter Friedman. Des moments de transmission ponctuent le mois, comme les ateliers autour des archives du VIH au Mucem ou les « apéros-carton » de Mémoire des sexualités. Le Patchwork des Noms, hommage aux personnes séropositives disparues, sera déployé dans plusieurs lieux emblématiques de Marseille (dont le Vieux Port le 1er décembre). Côté débats, Othman Mellouk (ITPC Global) dénoncera les obstacles d’accès au lénacapavir, tandis que Juliana Veras (Médecins du Monde) évoquera les enjeux actuels des traitements. Performances drag, actions participatives, lectures et créations inédites (dont BIG BAD PHARMA ou Transe Reverse Express) rappellent que l’art demeure ici un outil de résistance autant qu’un espace de soin collectif. L’ensemble compose un mois d’exploration sensible et politique, où mémoire, art et activisme s’entremêlent pour imaginer d’autres futurs face au VIH.
    Pour en savoir plus.
    La compagnie, lieu de création 19, rue Francis de Pressensé ; 13001 Marseille,
    du 13 novembre au 20 décembre 2025, du mercredi au samedi de 14h à 19h (en dehors de ces horaires, visites sur rendez-vous)   

     

    MUSEE

     

    I = I : Actions Traitements donne la parole aux personnes concernées
    À l’occasion du 1er décembre, Actions Traitements remet en lumière un message que la science ne cesse de confirmer depuis plus de 15 ans : une personne vivant avec le VIH, sous traitement et avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le virus. L’association relance sa campagne « Zéro risque », portée, cette année, par six personnes vivant avec le VIH qui apparaissent à visage découvert. La campagne entend briser les peurs et les discriminations qui persistent malgré les preuves scientifiques de I = I. Photographiée par Xavier Héraud et conçue avec Gaël Lapasset, la campagne montre Anne, Julien, Lydienne, Oliver, Picola et Yves dans des scènes du quotidien où la sérophobie frappe encore. Tous-tes témoignent d’un basculement intime en découvrant « Indétectable = Intransmissible ». Anne, 61 ans, se souvient du choc : « Quand j’ai découvert I = I, j’ai été abasourdie et ravie. Du jour au lendemain, j’ai arrêté d’avoir peur de toucher un verre ou de caresser mon compagnon. Je me suis sentie redevenir une femme comme les autres. » Yves, 72 ans, militant de longue date et membre du conseil d’administration d’Actions Traitements, décrit un moment décisif : « Ma médecin m’a dit : "Yves, tu n’es pas contaminant.” J’ai senti que tout se remettait en place : moins de doute, plus de sécurité, plus de respiration. » Pour Lydienne, ce message a balayé vingt ans de peur intériorisée : « I = I a enlevé l’épée de Damoclès qui était au-dessus de ma tête. Aujourd’hui, je peux aimer sans peur. » Pour Oliver, 25 ans, la libération est venue de la communauté LGBT : « Ce n’est pas seulement une info médicale. C’est quelque chose qui circule, qui se partage, qui change la honte en fierté. » Pourtant, ces certitudes scientifiques, rappelées encore en 2023 par l’Organisation mondiale de la Santé, se heurtent au mur des mentalités. Les discriminations demeurent, parfois brutales : « Deux médecins ont refusé de me soigner quand ils ont appris ma séropositivité », raconte Picola, 41 ans, née avec le VIH. Julien, 45 ans, évoque une mise au placard professionnelle « jamais officielle, mais bien réelle », et certains hommes qui le considéraient comme « une bombe à retardement ». Même les proches ne sont pas toujours épargnés : « Une amie m’a demandé de ne plus toucher son bébé. Et je n’ai plus jamais eu de nouvelles », confie encore Anne. Face à ces écarts flagrants entre preuves scientifiques et perceptions, la campagne veut provoquer un sursaut collectif : faire connaître et faire comprendre I = I, pour réduire la sérophobie et les discriminations avec un message simple et puissant : « Zéro risque de transmission = Zéro raison de discriminer ».
    Pour en savoir plus.

     

    AT

    AIDES : « Il est temps de voir le VIH sous un nouvel angle »
    À l’instar d’Actions Traitements, AIDES aussi a décidé de centrer sa campagne du 1er décembre autour de I = I. En dévoilant une campagne qui prend littéralement le ruban rouge par un nouveau bout, l’association entend rappeler une vérité scientifique encore trop peu connue du grand public : « Indétectable = Intransmissible ». AIDES insiste sur ce principe désormais solidement établi : une personne vivant avec le VIH, sous traitement et dont la charge virale est indétectable, ne transmet pas le virus. Pourtant, la majorité de la population l’ignore toujours, maintenant toujours les peurs infondées, les préjugés et la stigmatisation. La nouvelle campagne se veut donc un électrochoc visuel et symbolique. Le ruban rouge, emblème historique de la lutte contre le VIH, est incliné à 90° pour figurer le chemin déjà parcouru avant de s’inverser totalement et de former, un jour, le « V » de la victoire. Dans cette mise en scène, AIDES souligne à la fois les progrès accomplis et la nécessité de faire évoluer les mentalités : « Il est temps de voir le VIH sous un nouvel angle », peut-on lire dans le communiqué de l’association. Cette visibilité s’incarne dans un dispositif de grande ampleur : affichage dans le métro parisien puis déploiement dans plusieurs gares et centres commerciaux de l’Hexagone tout au long du mois ; présence dans la presse nationale, notamment dans Libération et Society ; relai massif sur les réseaux sociaux etc. En s’inscrivant dans le paysage urbain comme dans les médias, la campagne veut frapper les esprits et rappeler qu’en matière de VIH, la science a pris une longueur d’avance… et que la société doit désormais suivre.
    Pour en savoir plus.

     

    L’Onusida annonce sa fin
    Démantèlement ? Le titre de la communication de l’Onusida (19 septembre) ― Agir pour mettre fin au sida d'ici 2030 et pérenniser la riposte au VIH au-delà ― s’efforce de faire comprendre que la transition en cours de l’agence onusienne sera une bonne opportunité pour la lutte contre le sida. Un message complexe livré en amont du 1er décembre 2025. À voir. Dès septembre, le Secrétaire général des Nations Unies a présenté des propositions de réforme de l'ONU dans un « nouveau rapport d'étape sur l'ONU80, Changer de paradigmes ». Dans cette perspective, un « nouveau modèle opérationnel » de l’Onusida est annoncé. Il sera réalisé en deux phases. La première phase de la transformation comprend une réduction de 55 % des effectifs du Secrétariat de l'Onusida (passant de 661 à 294 personnes). L’Onusida ne sera plus présente dans certains pays, « passant de 85 à 54 pays, avec une empreinte plus légère dans 40 pays ». On peut difficilement voir cela comme un progrès. « Ce déploiement soutient les pays où résident 80 % des personnes vivant avec le VIH et où se produisent 71 % des nouvelles infections », explique pourtant l’agence onusienne, qui se veut rassurante. Dans une seconde phase, il est prévu d'intégrer des coordonnateurs et coordonnatrices expérimentés-es de l'Onusida dans 21 bureaux des Nations Unies répartis dans le monde (soit 40 % de la couverture pays de l'Onusida), et « l'expertise programmatique » est en cours de relocalisation vers des pôles régionaux à Nairobi (Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud) et Bangkok (Thaïlande). La présence de l'Onusida à Genève est réduite de plus de 80 %, indique un communiqué officiel. D’ici quelques mois, le secrétariat de l'Onusida dans sa forme actuelle sera fermé. Certaines activités et fonctions seront transmises à « certains pays et à d'autres entités telles que les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique). » Dans son communiqué, l’Onusida explique que sa priorité est « de soutenir des ripostes nationales au VIH inclusives, multisectorielles et durables, menées par les gouvernements et les communautés, et de plus en plus financées par des ressources nationales. » Et d’expliquer : « Le sida n'est pas terminé ; la riposte mondiale au sida a été bouleversée ces derniers mois et il reste encore beaucoup à faire pour atteindre la cible des ODD [Objectifs de développements durables, ndlr], de mettre fin au sida d'ici 2030. En 2025 et 2026, parallèlement à la mise en œuvre de son nouveau modèle opérationnel, l'Onusida se concentre sur la mise en place d'une nouvelle Stratégie mondiale de lutte contre le sida 2026-2031 ambitieuse et sur l'obtention d'un consensus des États membres sur les cibles de 2030 relatives au VIH ». Une réunion dite de haut niveau est prévue à cet effet en juin 2026.
     

    1er décembre : Santé publique France fait campagnes
    Le 14 octobre dernier, Santé publique France (SpF) a présenté aux représentants-es des associations de lutte contre le sida et de santé les données épidémiologiques actualisées sur le VIH et les IST en France À cette occasion, SpF a également présenté ses campagnes de prévention du VIH et des IST qui seront promues à l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida. Trois campagnes seront faites. Pour deux, il s’agit d’une rediffusion puisque ces campagnes ont déjà été exploitées en 2024. Il y a une campagne sur la prévention combinée du VIH et des IST à destination des personnes originaires d’Afrique subsaharienne et une campagne sur le dépistage répété du VIH et des IST à destination des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes). La nouveauté 2025 est une campagne sur le préservatif à destination des adolescents-es. Cette année, l’accent a été mis sur les IST, notamment la « surexposition des HSH aux IST (dont le VIH) ». La recommandation est un dépistage tous les trois mois pour les HSH multipartenaires. Or, l’enquête ERAS 2023 montre que 54 % des répondants ont réalisé un test au cours des 12 derniers mois (un chiffre en hausse). Parmi les séronégatifs qui ont réalisé trois tests ou plus au cours de la période, 86 % étaient des usagers de la Prep (les tests trimestriels sont inclus dans le suivi), explique SpF. Les retours du terrain montrent un intérêt croissant autour de la question des IST (autres que le VIH). Cela s’explique par leur importante incidence. Par ailleurs, note SpF : la littérature scientifique démontre que la banalisation est le levier le plus efficace pour inciter au dépistage, d’où la repasse de cette campagne. Santé publique France compte d’ailleurs répéter cette campagne tous les trois, avec une session en mars 2026 et la suivante en juin 2026.
    Pourquoi faire une campagne sur le préservatif à destination des adolescents-es ? SpF a ses arguments. L’agence sanitaire rappelle que l’âge médian du premier rapport avec pénétration est moins précoce en 2023 qu’en 2018 (18,2 ans pour les femmes et 17,7 ans pour les hommes). Ce premier rapport est moins souvent protégé par l’usage du préservatif : en 2023, 75 % des femmes et 84 % des hommes ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors de leur premier rapport sexuel. « Cette baisse de la prévention au premier rapport pourrait contribuer à l’augmentation des taux d’IST », explique d’ailleurs SpF.

     

    1er décembre, le CNS met en garde et appelle à une « remobilisation » en vue de 2030

    Dans un communiqué publié à l’occasion du 1er décembre, le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) fait le constat qu’au « cours des derniers mois, le paysage de la lutte contre le VIH/sida a été profondément fragilisé en France et à l’international, avec la réduction des financements et des difficultés croissantes d’accès à la prévention et aux soins. » Raison de plus pour le CNS de souligner que ces « menaces mettent en péril les progrès accomplis depuis quarante ans » en matière de lutte contre le sida. » Dans sa contribution, le CNS pointe d’abord le risque d’une « baisse des moyens qui renforce les risques de reprise de l’épidémie. » « La mobilisation internationale contre le VIH traverse une phase critique : les financements bilatéraux des États-Unis sont en baisse ou gelés et les contributions des principaux donateurs au Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme sont sensiblement réduites », indique le CNS qui constate que « lors de la dernière conférence de reconstitution du Fonds mondial, la France n’a pas annoncé le montant de sa contribution, contrairement aux conférences précédentes, et les montants promis ne s’élèvent qu’à 11,3 milliards de dollars, alors que les besoins sont estimés à 18 milliards. » Ces baisses et ce désengagement constituent une menace directe contre les « programmes de lutte contre le VIH ». Ils pourraient « provoquer une hausse de plusieurs millions d’infections par le VIH et de décès évitables dans les pays à ressources limitées. » Mais, note le CNS, la menace ne se situe pas qu’à un niveau macro, elle concerne également la France, où la mobilisation est également en retrait. « La baisse notable des financements publics alloués aux associations réduit les actions de prévention et d’accompagnement des personnes malades et se traduit aussi par la disparition de structures locales ou régionales. Cet affaiblissement intervient alors même que l’épidémie reste active et que les inégalités d’accès à la prévention et aux soins persistent », analyse le CNS dans son communiqué. Ce dernier avance aussi quelques pistes dans le champ de la prévention autour d’un triptyque : « Innover, anticiper, inclure ».

    « Les pratiques préventives et les modes d’exposition au VIH évoluent, avec une augmentation de 41 % des découvertes de séropositivité chez les 15–24 ans entre 2014 et 2023, tandis que l’usage du préservatif chez les jeunes baisse de façon préoccupante, que le recours à la prophylaxie pré-exposition (Prep) reste insuffisant et que le chemsex accroît les risques de contamination. Ces évolutions exigent des réponses adaptées, intégrant les dimensions sociales et biomédicales de la prévention », affirme le CNS. Ce dernier note que « l’arrivée d’innovations, telles que l’usage en Prep injectable de molécules à longue durée d’action, et l’accès à ces moyens dans les pays à revenu limité, constituent une opportunité majeure pour renforcer la prévention (…) Parallèlement, l’accès aux soins et aux droits pour les groupes sociaux en situation de vulnérabilité reste problématique. Les dispositifs d’Aide médicale d’État (AME) et de droit au séjour pour raisons médicales [qui feront l’objet d’un prochain avis du CNS, ndlr], ont été à plusieurs reprises menacés de restrictions ― alors même que leur évaluation démontre qu’ils représentent un pilier essentiel de santé publique. »

    Le CNS conclut en appelant à une « remobilisation urgente des pouvoirs publics, ambitieuse et solidaire, qui garantisse l’égalité des droits » et « témoigne d’une volonté politique forte de lutter contre les inégalités d’accès à la prévention et aux soins, à l’échelle nationale et internationale. »